Le Kruger

Le Kruger est sûrement l’une des attractions touristiques les plus mythiques du pays. Cet immense parc abrite une faune et une flore incroyable. Il est situé à l’extrême Est de l’Afrique du Sud et s’étend sur les pays frontaliers mais également sur les réserves privées entourant le parc.

Le parc est le fruit de la jonction de deux réserves (Sabie et Shingwedzi) en 1926 et il tient son nom du père fondateur de la réserve de Sabie : Paul Kruger. Kruger était à ce moment là le président de la République du Transvaal. Il était soucieux de la disparition massive des animaux et du braconnage pour la revente de l’ivoire et des peaux. Avec l’aide de James Stevenson Hamilton, premier gardien de la vie sauvage officiel en Afrique du Sud, la réserve animalière devient un Parc National et passe sous la protection de l’État. James Stevenson Hamilton fut surnommé Skukuza, celui qui balaye et qui nettoie, en raison de son succès à éliminer le braconnage dans le Kruger.

 

 

Le parc est composé de nombreux camps pour y passer la nuit ou faire une pause dans la journée. Les grand camps possèdent tout le confort nécessaire pour les visiteurs : eau, électricité, boutique, restaurant, station service et parfois une piscine. Ils ont également tous une carte du Kruger, où les gens peuvent indiquer où ils ont « spotté » un des big five, avec un petit aimant. Chaque animal a sa couleur. On a la carte des animaux vus la veille et celle de ceux vus le jour même.

Personnellement nous avons dormi la première nuit au camp de Lower Sabie Camp en tente. Nous y avions l’électricité et l’eau à disposition et nous avons mangé au restaurant du camp avec une vue magnifique sur la rivière. Nous avons pu voir des hippopotames, des buffles et même au loin un léopard s’abreuvant à la tombée de la nuit.

Nous avons passé notre seconde nuit dans un camp satellite du très bel Olifant Camp : Balule. Nous sommes passés par le camp d’Olifant pour signifier notre arrivée et faire quelques courses pour le soir (en plus d’un plouf dans la piscine, 37°C oblige). Olifant offre un panorama absolument magnifique sur la rivière du même nom et je vous invite à passer la soirée au restaurant du camp pour jouir le plus longtemps possible de cette vue. Nous avons quitté Olifant pour découvrir notre camp de Balule à 15km de là. Ô surprise, c’était un camp tout petit où une dizaine d’emplacements de camping s’organisent autour d’une cuisine en plein air et de sanitaires. Pas d’électricité dans le camp (seulement pour la clôture) et pas d’autres sources de confort, à la dure! Le plus beau dans cette sobriété a été de voir au soleil couchant les hyènes commencer à patrouiller autour de la clôture (à 3m de la tente donc) pour trouver de la nourriture, c’était vraiment impressionnant et excitant.

Les hyènes devant la tente au campement de Balule

Ah oui, attention, les camps ont des règles strictes concernant les horaires, il faut bien veiller à être dans l’enceinte aux heures indiquées et à être dans le camp où l’on doit être. En effet, nous sommes surveillés dans le parc pour éviter tout acte de vandalisme ou de braconnage. En été, les camps sont ouverts de 4h30 à 18h30 donc nous avions le temps de nous balader mais nous ne pouvions pas manger à Olifant par exemple car nous devions être présents à Balule à 18h30 maximum. Voici d’autres petites règles à respecter :

  • Ne pas nourrir les animaux sous aucun prétexte. Sinon on se retrouve comme au Balule Camp où les hyènes rôdent pour récupérer les restes de visiteurs inconscients. Ce sont des animaux sauvages, ce n’est pas normal de les nourrir, et elles peuvent se montrer agressives par la suite.
  • Respecter les horaires des camps
  • La vitesse est limitée à 50km/h sur les routes bitumées et 40km/h sur les pistes
  • Rester sur les pistes et ne pas s’engager sur des chemins interdits
  • Rouler voiture verrouillée et fenêtres fermées, ne sortir de la voiture sous aucun prétexte.
  • Si vous dormez dans le Kruger, signifier votre arrivée à l’accueil du camp
  • Interdiction de ramasser la faune ou la flore
  • Zone non fumeur et les feux sont interdits (hors barbecues dans les camps)
  • Bien sûr, ne rien jetter dans le parc
  • Laisser traverser les animaux sur les routes avec une mention spéciale pour les éléphants qui n’aiment pas les boîtes de conserve roulantes

Une fois que vous avez compris tout cela, il ne vous reste plus qu’à vous balader dans le parc à la recherche de la moindre bête. Se déplacer prend du temps, alors profitez-en pour chercher l’animal dont vous rêvez. L’Afrique du Sud est connue pour ses Big Five (le guépard, le lion, le buffle, le rhinocéros et l’éléphant), vous pouvez tous les voir au Kruger mais je vous préviens le guépard est très difficile à voir (seulement 120 spécimens recensés dans le parc). En plus de ceux-là, vous trouverez des girafes, des hippopotames, des gnous, des impalas, des koudous, des cobes, des zèbres, des léopard et des centaines d’oiseaux par exemple (la liste est loin d’être exhaustive). Nous avons acheté une carte du parc avec la liste des animaux (noms et illustrations) présents dans celui-ci, pour un prix abordable, je vous la conseille ! Plus on voit d’animaux et plus on comprend leurs habitudes et comment ils réagissent face à un animal, l’Homme, qu’ils ne connaissent pas. Je rappelle que ce sont tous des animaux sauvages, n’essayez pas de les toucher ! Une scénariste est morte récemment en voulant toucher un lion et on ne compte pas le nombre d’accidents impliquant un éléphant.

Nous avons vécu également quelques péripéties sans grandes conséquences heureusement, comme une rencontre inopinée avec un gnou solitaire sur une route étroite, qui nous a valu une belle rayure (récupérable, ouf!) sur la voiture (de location…) faite en reculant pour éviter l’animal (un peu précipitamment, je l’avoue). Le gnou était tout près de la route, et c’était le premier que nous voyions depuis notre arrivée, ainsi nous ne savions pas comment il allait réagir si nous nous étions approchés de plus près. Nous avons vu également la patrouille des éléphants (« et tout ça militairement! ») passant sur la route juste devant nous. Conformément aux consignes données à l’entrée du Kruger, nous avons patienté durant leur traversée tout en espérant qu’ils ne chargent pas. Si un petit se sent en danger, papa peut se montrer agressif. J’ajouterais notre petite montée d’adrénaline au moment où quatre rhinocéros couraient en parallèle de notre fragile carrosserie à seulement quelques mètres. Nous avons tout de même été contents de les voir, puisque nous les cherchions depuis le début (un des big five quand même !). Cependant nous n’avons pas trop trainé à côté d’eux et n’avons pu prendre qu’une seule photo (c’est déjà pas mal). Comme ils sont en voie de disparition, ils ne sont plus indiqués sur les cartes des camps.

Parmi les big five, nous n’en avons vus que quatre, mais à chaque fois de très près ; ça c’est chouette ! Par exemple en quittant le camp Oliphant, nous avons aperçu au loin un troupeau de bêtes noires sur la route. Habitués à croiser des gnous, je signale à Léo de ralentir, qui s’attendait à voir les animaux partir en vitesse à notre passage. Mais que nenni, ce n’était pas des gnous mais bien des buffles ! Incroyable, d’habitude on ne les voit que tout seul ou à deux, alors là un troupeau de buffles, on ne s’y attendait vraiment pas. Pour le coup on a les a regardés se mettrent sur le bas côté avant de tenter une percée.

Pour conclure, je vous invite à vous rendre au Kruger 3 jours (bien que cela représente un budget assez conséquent) pour voir par vous mêmes la beauté de cet endroit et l’un des rares lieux où la faune est encore sauvage et suit des règles millénaires pour le parfait équilibre entre les espèces.

J’aime les panoramas

 

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