Le Drakensberg

Deuxième week-end en Afrique du Sud (et dernier !) ; nous revoilà sur la route direction le sud de Joburg, près de la frontière avec le Lesotho. Après avoir traversé trois régions de l’Afrique du Sud (Gauteng, Free State et Natal), nous arrivons au parc national du Kwazulu-Natal où nous logeons le soir. Nous arrivons juste à temps pour pouvoir pénétrer dans le parc et nous commençons notre ascension vers notre demeure. Le lodge est situé au centre du parc du Natal et appartient au camp de Thendele. C’est une petite maison, avec tout le confort nécessaire, de 2 chambres mais la nuit étant tombée, nous ne pouvons pas voir l’extérieur. Au petit matin, en ouvrant les rideaux nous nous rendons compte de notre chance. L’amphithéâtre du Drakensberg se dresse devant nous et son sommet est, par chance, dégagé (puisque l’endroit est réputé pour ses orages d’été). La nature est luxuriante, l’eau pure et les montagnes majestueuses.

 

La chaîne de montagnes du Drakensberg (« la montagne du Dragon » en Afrikaans) ou Quathlamba (« le rempart de lances » en Zoulou) est un massif montagneux allant du Lesotho/Région du Natal (Afrique du sud) au nord du pays en passant par le Swaziland et fait plus de 1000km de long. Nous avons traversé sa partie nord en revenant du parc Kruger par exemple. On parle du Drakensberg du Natal et du Drakensberg du Transvaal pour les différencier. L’amphithéâtre est le bijou de cette chaîne de montagnes, c’est sûrement l’un des plus beaux panoramas du monde ! Avec une largeur de 5km de long et une hauteur de 1200m (soit plus de 3000m au dessus du niveau de la mer), il offre un rempart naturel qui nous donne le vertige. Il abrite également la 2ème chute d’eau la plus haute du monde qui plonge de presque 1000m en contrebas : la Tugela Waterfall.

Notre escapade devait nous amener à voir cette cascade mais il fallait faire la grande randonnée de deux jours pour y aller (je vous invite d’ailleurs à la regarder Chain Ladder Hike). Nous avons choisi de passer par les gorges de la Tugela et de s’enfoncer au creux de l’Amphithéâtre.

Après notre nuit en lodge, au sommet du monde, nous partons pour notre petite randonnée vers 8h30. Il devait pleuvoir et y avoir de l’orage mais nous avons été chanceux car nous n’avons pas reçu une goutte. Les nuages étaient cependant parfois menaçants et nous cachaient le haut des montagnes mais ça ne détériorait aucunement la beauté du paysage. Pour atteindre les gorges, on prévoyait une marche de cinq heures aller/retour. Nous avons mis trois heures à l’aller et deux heures trente au retour. La différence de trente minutes s’explique par notre émerveillement à chaque pas que nous faisions. Je voulais m’arrêter prendre des photos toutes les trois secondes tant le paysage est sublime. D’ailleurs les photos ne reflètent pas la réalité et rendre moins bien que ce que nous voyions. On ne peut que garder cette vue dans un coin de notre tête.

Durant la marche, nous passons par des sentiers à flan de montagne, des forêts et des cours d’eau. A l’approche des gorges, nous quittons les sentiers boisés pour marcher, escalader sur des éboulements de roches (très lisses), nous frayant un chemin entre les ruissellements de l’eau.

Par endroits, l’eau cristalline creusait dans la roche des bassins où l’on aurait pu se baigner. Nous étions seuls au monde dans cette magnifique nature, loin du bruit de la ville, avec pour seuls compagnons les quelques animaux sauvages vivant dans cette réserve. Oui, il ne faut pas oublier que nous sommes dans une réserve naturelle et que donc les animaux y vadrouillent en liberté. Nous étions susceptibles de croiser quelques bêtes inoffensives (pas de lions, pas d’éléphants ou de girafes comme au Kruger, juste quelques biches ou autre animal de la même espèce) mais aussi et surtout des babouins. Il faut se méfier de ces singes, car ils peuvent se montrer agressifs en particulier s’ils nous voient avec de la nourriture. On nous avait bien prévenu avant de partir, de faire attention à ne rien laisser traîner après notre pique-nique et d’éviter de manger en marchant, au risque de les attirer. En définitive, durant notre excursion, nous n’avons vu que des babouins, et de loin. Je dois avouer que je n’étais tout de même pas très rassurée à l’idée de me retrouver nez à nez avec eux. L’expérience m’étant déjà arrivée à Cape Town, il y a quatre ans, cela m’avait suffit.

Mais revenons à nos moutons, à nos sublimes gorges de Tugela. Lorsque nous y arrivons, nous sommes entourés par les hautes roches de part et d’autre et nous enfonçons dans un couloir où coule l’eau. La chute n’est pas loin, on peut la distinguer au son de l’eau qui tombe et se casse contre les pierres. Il nous faut enlever nos chaussures pour continuer sans se mouiller. L’eau est fraîche mais c’est si agréable de marcher dans l’eau, de sauter d’un caillou à un autre, et de s’enfoncer toujours un peu plus dans la gorge.

Cependant, au bout de quelques temps, le chemin ne nous permet plus de passer ; il y a trop d’eau et les rochers à emprunter sont trop hauts. Pas de falls pour aujourd’hui, mais seulement la merveilleuse découverte des gorges de Tugela, de ses montagnes verdoyantes et de son eau étincelante.

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