Vagabondage à Bangkok

Je vais tenter de vous résumer notre grande journée de visite de Bangkok. Levés à 7h après une nuit assez courte à la recherche de bus et moyen de transport pour gagner le nord du pays, nous prenons notre petit déjeuner dans notre Hostel. Nous préparons notre sac de linge sale pour le déposer à la laverie (40 THB le kg, environ 1€/kg) mais celle que nous visions était fermée. Petit retard le temps d’en trouver une autre à une 2 rue de notre Hostel.

Une fois débarrassés de nos vêtements, nous nous dirigeons vers le Grand Palais, l’attraction numéro 1 de la Thaïlande. Ouverture à 8h30, et pour éviter le flux de touriste, il faut… en fait on ne peut pas y échapper ! Beaucoup, beaucoup de monde et surtout des touristes chinois ; pour vous donner une idée, un réceptacle pour les fascicules (plan du grand palais) en français contre dix en chinois. L’entrée est également très chère pour le pays : 500 THB (environ 13€) par personne. Il faut savoir que le Roi utilise toujours le lieu pour des réceptions officielles et le prix de l’entrée permet de financer l’entretien du lieu qui est très ouvert et peu protégé du « fléau » touristique (mains baladeuses, pieds sur les murs, flashs d’appareils photo…).

Un peu d’histoire (pour toi Constance 😉 ), le Grand Palais s’étend sur 218 000m² et est entouré par une enceinte de 1900 mètre sur 3m de haut, plus pour empêcher l’oeil de trainer que pour arrêter une invasion, les militaires postés à l’intérieur s’en chargeront. Avant Bangkok, la capitale du pays était Ayutthaya, mais celle-ci tombée aux mains des Birmans, la capitale fût la ville de Thonburi, qui fait face au Palais Royal actuel. Ce n’est qu’en 1782 que le Roi Rama Ier transfera la capitale de l’autre côté du fleuve. Le Grand Palais est un complexe intéressant d’un point de vue architectural car il regroupe des constructions s’étalant sur deux siècles et on peut y admirer l’art Thaïlandais dans toute sa splendeur.

Ce complexe est aujourd’hui réputé, en dehors des quelques bureaux royaux toujours actifs, pour le fameux Bouddha d’émeraude (en jade). Cette représentation du Bouddha ne mesure en réalité que 66cm de haut et est perchée à 11m de hauteur sur un piédestal de bois recouvert d’or. La statue est l’une des plus sacrée du pays et c’est d’ailleurs la chapelle royale. Petite anecdote : seul le Roi change l’habit du Bouddha, à une cadence de trois fois dans l’année. L’histoire de ce Bouddha est assez mouvementée et une bataille a même eu lieu pour le récupérer. En dehors de ça, le temple est magnifique et très spectaculaire et une fresque murale retrace la vie du Buddha.

L’autre grand moment de la visite est la terrasse où l’on retrouve le grand Chédi doré ainsi que la bibliothèque royale et le panthéon royal. Ces trois monuments représentent ce que la culture Thaïlandaise peut faire de meilleur. Alors oui, pour des Européens comme nous ça peut paraître un peu kitsch mais il faut admettre que le travail de décoration est incroyable. La façade de la bibliothèque royale est considérée comme la plus belle du pays, jugez par vous même.

Armelle intervient : nous avons eu des avis partagés Leo et moi concernant cette visite. Il tenait absolument à la faire car c’était considéré comme THE place to visit. Je n’y tenais pas particulièrement car je savais que cela serait bondé de touristes. Cela n’a pas raté. Honnêtement c’est très joli mais le tourisme de masse qui accompagne a altéré la visite (pour ne pas dire gâché).

Après avoir fini notre visite du palais, nous nous sommes dirigés vers le Wat Pho pour voir l’immense Bouddha couché. Mais devant le nombre de touristes et le fait qu’une partie du Bouddha soit en rénovation nous avons passé notre tour. Nous y retournerons peut être plus tard. Nous avons continué notre balade en errant dans les rues en direction du sud. Nous y avons trouvé un marché entièrement couvert abritant des grossistes de fruits et légumes ainsi que des fleurs. Cette fourmilière dissimulée à l’abri des regards indiscrets fût très impressionnante à observer. Entre les scooters passant dans des ruelles étroites et les porteurs de caisses poussant leurs diables à toute vitesse, nous n’avons pas pu nous ennuyer (cf Instagram d’Armelle 😉 ) .

Nous avons continué notre pérégrination à travers la ville en nous dirigeant tranquillement vers le quartier indien et le quartier chinois. Nous avons été happés par des petites rues commerçantes bondées de monde. La foule déambulait à travers des échoppes où l’on pouvait trouver de tout : du costume en passant par les tissus mais aussi des jouets et des souvenirs. Nous sommes encore tombés sur un marché caché à l’intérieur d’un groupe de bâtiments, encore une fois invisible si on ne sait pas où chercher. Etant dans le quartier indien, tous les stands étaient tenus par des indiens et ils vendaient tous du tissu à bon prix.

Nos pieds commençaient à fatiguer, nous avons donc partiellement rebrousser chemin pour gagner le bord du fleuve pour prendre le bateau-bus et nous amener au plus près de Khaosan road. Nous n’avons pas pu monter dans le premier bateau tant il était bondé, et nous avons pris le deuxième (15 minutes plus tard) qui était tout aussi rempli. Le bateau ne traîne pas pour prendre ses passagers, en l’espace de 30 secondes, tout est fini et le bateau vogue vers de nouvelles eaux. C’est un moyen de transport peu cher et relativement rapide car ça évite de prendre les routes embouteillées de Bangkok.

Nous avons regagné notre pénate un peu sur les rotules et c’était le bon moment pour tenter un massage ! Puis nous nous sommes dirigés vers Khaosan road pour boire une bière Léo bien méritée !

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