Moments phares de notre séjour à Chiang Mai – Le Doi Suthep

Suite au dernier article, je vais maintenant vous décrire plus en détail le programme de notre séjour à Chiang Mai (parce que c’était vachement bien ! ). Nous sommes restés du lundi au jeudi. Lundi, nous nous sommes juste promenés dans la vieille ville pour la découvrir un peu, et comme on vous l’a déjà dit, cela fut l’occasion de visiter plusieurs temples. Nous en avons aussi profité pour réserver notre cours de cuisine prévu le mercredi. Pour ça, on s’est fait plaisir. Comme nous ne sommes allés ni à Thaton, ni à Soppong, on s’est dit que l’on pouvait se permettre une petite journée cuisine et gourmandise. Nous avons réservé à la Smile Organic Farm Cooking School. Comme son nom l’indique, l’école prône l’agriculture raisonnée et biologique et a ses propres fermes pour alimenter les cours de cuisine (et nous le bio, l’écologie tout ça tout ça, on aime bien.)

Avant de nous en mettre plein la panse, nous avons d’abord mis notre estomac dans les talons en effectuant une bonne randonnée au Doi Suthep. L’attraction principale de cette montagne est son temple qui se trouve presque au sommet, le Wat Phra Doi Suthep. C’est très touristique et peut facilement être bondé. Pour éviter cela, nous voulions nous y rendre à l’ouverture, à 6h du matin et voir le lever du soleil et assister à une cérémonie tenue par les moines bouddhistes, à 7h. Malheureusement, on ne fait pas toujours ce que l’on veut… Nous nous sommes levés à 5h et étions prêts pour partir à 5h45. Nous nous dirigeons vers le repère des songtheaw (les taxis collectifs) qui chopent les touristes pour les emmener au Doi Suthep. Pas un chat à l’horizon… Un chauffeur nous remarque et nous propose de nous emmener pour 200 baht chacun. C’est gentil…mais non merci ! On lui dit que c’est marqué 30 baht et il s’empresse de répondre que ça c’est le prix pour 10 personnes minimum. Il faut trouver huit copains, à 6h du matin. On attend mais en cherchant une autre solution en même temps. Là un autre chauffeur nous remarque et nous propose de nous emmener près de l’université où d’autres songtheaw attendent des voyageurs pour les monter au temple du Suthep ; c’est un peu leur terminal à eux quoi. Ok on y va, de toute façon c’est toujours mieux que rien. Il nous y conduit pour 30 baht chacun. On descend, on voit deux personnes qui attendent et un chauffeur assis. On lui dit qu’on veut aller au Doi Suthep, il nous répond que c’est 40 baht. Ok, on y va ? Bah non, ce serait trop beau ! Il faut toujours être dix copains pour partir. Il est 6h30…on attend. On voit le soleil pointer le bout de nez et on est toujours coincé en bas. En désespoir de cause, je tente le stop et commence à agiter mes bras au milieu de la route à chaque voiture qui passe ; cela n’a pas donné beaucoup de résultats, à part quelques coucous. 7h10, le chauffeur nous propose de nous prendre tous les quatre pour 50 baht chacun : oui oui oui, on prend ! Youpi on est parti !

Arrivés là haut, on peut apercevoir les stands de nourriture et de souvenirs commencer à ouvrir et s’installer. On trouve les escaliers des quelques 360 marches menant au temple et à notre grande joie, il est quasiment vide, pas de touriste. A notre retour vers 11h les escaliers étaient plus encombrés, étonnant non ?!

On doit être une vingtaine sur le site, pas plus. Nous avons le temple pour nous tout seul. On prend les escaliers, qui ne sont pas si terribles ; et dire qu’ils proposent un funiculaire pour 20 baht. Sauf cas de force majeur, les escaliers sont accessibles pour tout le monde, pas besoin de prendre le funiculaire. On voit les gens, qui ont assisté à la cérémonie de 7h, descendre, dommage on y était presque. Le Wat Phra Doi Suthep est considéré comme l’un des temples les plus sacrés de Thaïlande car la légende dit qu’un éléphant blanc aurait gravi la montagne avec une relique du Bouddha sur le dos, aurait tourné 3 fois sur lui même et barri 3 fois à l’emplacement du temple actuel. Nous n’avons pas été transcendés par la beauté des lieux, on nous l’avait un peu survendu je trouve, notamment le panorama sur Chiang Mai qui aurait pû être magnifique si un nuage de pollution ne voilait pas la ville. Le temple était joli mais rien de particulier mis à part son architecture particulière où le temple entoure un Chedi en formant un petite muraille.

Tiens d’ailleurs, en haut des marches nous trouvons une pancarte indiquant aux étrangers de se rendre au guichet pour payer à droite (c’est un peu l’offrande obligatoire). Bah, il n’y a personne qui surveille, on rentre tranquillement comme tout le monde (l’avantage d’arriver tôt).

Le véritable intérêt de monter au Doi Suthep réside dans les balades que l’ont peut faire autour du temple. Sur la carte sont indiquées des chutes d’eau à quelques kilomètres du temple. Nous nous mettons en route pour trouver le sentier qui mène aux waterfalls. Il a beau être sur la carte, on ne le trouve pas et nous finnissons par demander aux vendeurs alentours. Ils nous indiquent tous un chemin perdu dans les hautes herbes et les déchets (oui autour du temple, c’est une autre réalité un peu moins propre). La dernière personne à nous indiquer la route avait avec elle trois chiens qui ont jugé bon de nous suivre. Sur les premiers mètres nous ne nous en soucions pas beaucoup se disant qu’ils allaient rentrer ; mais plus nous nous éloignions et plus nous réalisions qu’en fait ils nous suivaient, veillaient sur nous et s’arrêtaient quand nous nous arrêtions. De vrais petits guides à quatre pattes ! Leur compagnie était si sympathique qu’on a fini par leur donner des noms :

Fermlamarche, comme son nom l’indique, il était souvent derrière moi et dès que je m’arrêtais, il se stoppait net. Il fermait la marche.
Black Sheep (ou Noirot ou Pinceau) : on n’a pas vraiment réussi à se décider pour celui là mais vous comme vous le voyez, il est noir. Il (ou elle) avait l’air d’être le leader des trois ; toujours devant et grognant sur les deux autres s’ils ne se comportaient pas bien.
Mouton : nous l’avons appellé ainsi à cause de son arrière train qui nous faisait penser à un mouton

Le chemin pour aller aux cascades était dans la jungle, il nous a fallu enjamber des troncs d’arbres plus d’une fois pour pouvoir continuer, de vrais aventuriers !

Ce n’était pas un chemin de tout repos, avec de bonnes descentes bien raides. On s’est régalé à faire cette balade et nous n’étions que tous les deux, enfin tous les cinq ! Avant de partir nous avions vu des panneaux stipulant qu’il fallait prendre un guide mais bon, payer quelqu’un pour marcher derrière on n’avait pas très envie. De plus le sentier, une fois qu’on l’a trouvé, est bien balisé, on ne peut pas se perdre (surtout quand on a un Léo avec soi).

Nous avons marché une bonne heure et demie avant d’atteindre les Sai Yoi Waterfalls. C’était une petite cascade, mais elle était très jolie, avec l’eau qui s’écoulait sur la roche. Il y avait des éboulements de rochers qui formaient des petits ruisseaux autour de nous. Pour se rapprocher de la cascade nous avons traversé un cours d’eau à l’aide d’un tronc d’arbre (des aventuriers je vous dis !). Nous sommes restés là un petit moment à profiter des bruits de la jungle et de l’eau.

Après ça, le plan était de rejoindre la cascade suivante qui était à 2km plus loin, puis de prendre une petite route pour redescendre en ville. Sauf que nos trois compagnons n’avaient pas l’air très motivés à nous laisser et à rentrer (on aurait eu l’air fin arrivés à l’hostel avec trois chiens). On ne pouvait pas les laisser (de toute façon ils nous suivaient) donc nous avons fait demi tour pour les ramener à leur maître. C’est drôle comment un même chemin, pris dans le sens inverse ne nous apparaît pas de la même manière. On le redécouvre en quelques sortes. 1h30 plus tard les chiens retrouvent leur maître qui les gronde pour être partis aussi loin et nous remercie de les avoir raménés. Ils auront fait une belle balade !

On décide de redescendre en ville par un autre chemin qui s’appelle le Pilgrim’s Path. C’est le chemin que les moines utilisaient (et utilisent toujours) pour atteindre le temple. Nous redescendons ce chemin, et ça descend sévère. En chemin nous croisons plusieurs marcheurs qui eux le remontent (bon courage !). Nous pensons que le chemin que nous empruntons est un cours d’eau asséché et donc non praticable en saison de pluie (tout ceci reste hypothétique). À mi-parcours, nous trouvons un petit temple perdu en bord de route. Il n’y a personne autour. Je rentre pour voir et découvre un temple tout coloré avec une petit Bouddha doré au milieu. C’est la première fois que je vois un temple avec autant de peinture et de couleurs. Il y avait bien le temple bleu ou le blanc à Chiang Rai, mais c’était la même couleur. Là, il y a toutes les couleurs. On aurait dit un temple pour enfants.

Nous marchons quelques minutes et tombons à nouveau sur un ensemble de temples (pas tout jeunes) et dissimulés dans la jungle au bord d’un cours d’eau. On peut apercevoir des gens assis en méditation sur les rochers entourés d’eau. La paix et le calme règnent dans cet endroit. C’est très agréable de se poser ici, d’entendre le bruit de l’eau tout en regardant les hauts arbres danser dans le vent (instant lyrique).

La descente de la montagne nous a pris environ deux heures, en prenant notre temps. Tout au long du chemin, nous savions que nous étions sur la bonne route car les pèlerins avaient accroché aux arbres des morceaux de tissu orange (probablement des bout de leur toge).

On était content d’arriver à l’hostel, les jambes commençaient à fatiguer, surtout quand nous sommes arrivés en ville et que la route se résumait en une ligne droite et des négociations avec les voitures. Cette marche est faisable par tout marcheur du dimanche (que nous sommes) et nous coupe vraiment du monde. Une très bonne journée en somme 🙂

Et après l’effort, le réconfort : demain, cours de cuisine !

Une réflexion au sujet de « Moments phares de notre séjour à Chiang Mai – Le Doi Suthep »

  1. Armelle & Léo,
    on vous suit pas à pas (la fatigue en moins).
    profitez de ces journées de bonheur qui alimenteront toute votre vie
    il nous tarde de vous voir avec Eve et Christophe à Nouméa.
    gros bisous de nous trois,
    Nathalie, Marie & Robert.

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