Moments phares 2 – La cuisine

Mercredi c’est spaghettis ! Enfin presque.

Aujourd’hui, nous allons apprendre à cuisiner à la thaï. Nous avons sept plats au programme avec la Smile Organic Farm Cooking School, ainsi qu’une pâte de curry.

Un chauffeur passe nous prendre entre 8h et 8h30 à notre hostel. Bon il arrive à 8h45. Il nous conduit jusqu’au marché, première halte de notre journée. Ici, nous rencontrons notre prof-cuistot, Ken, qui nous fait faire un tour du marché pour nous présenter les différents ingrédients. C’est un marché semblable à ceux que nous avions déjà vus avec Léo, et qui confirme notre idée que les restaurations type street-food s’approvisionnent tous au même endroit. Les supermarchés ne sont vraiment pas courants ici (sauf pour acheter des gâteaux gavés de sucre et de conservateurs ou des pâtes instantanées…).

Nous remontons dans le bus, direction l’école, à 30 minutes du centre-ville. On nous installe à notre plan de travail, on enfile un tablier et c’est parti. L’école propose une multitude de plats regroupés en sept catégories. Il faut choisir un plat par catégorie.

Ce qui est bien c’est qu’il est possible de remplacer viandes et poissons par du tofu, ainsi nous ne sommes pas limités dans nos choix. Une fois le menu de chacun fait, nous commençons par un plat commun (1er plat), le rouleau de printemps. Ken prend une personne pour réaliser la garniture puis nous montre comment bien rouler son rouleau de printemps (c’est tout un art !). J’ai réussi à déchirer le mien, mais à le rattraper par le suite… il est juste un peu plus dodu qu’il ne devrait l’être.

Après cela, nous faisons nos Pad-Thai, le plat de base, hyper populaire en Thaïlande qu’on mange au moins trois fois (une fois par jour pour Léo) par semaine. C’est bon et pas cher.

Après cela, petite pause pour manger. C’est important de manger. Pendant ce temps, les cuistots nous installent les mortiers pour réaliser la pâte de curry, qui servira ensuite à réaliser notre curry, autre plat réputé. C’est là que ça commence à chauffer, car un curry, en fait c’est une pâte de piments. Il y a trois mortiers pour faire trois groupes et trois pâtes de curry différentes (logique). Le curry Massaman, le moins fort et celui que Léo et moi choisissons (tout ce qui pique on n’aime pas trop beaucoup ça). Ensuite il y avait le green curry, avec des feuilles de basilic (qui n’est pas le basilic qu’on connait, celui là il sent l’anis) et enfin le red curry, celui qui pique de la mort qui tue !

 

La pâte de curry n’est pas un plat en soi, ça ne se déguste pas à la petite cuillère. Elle nous a servi pour faire le curry, un plat en sauce avec du riz. Pour faire original, Léo et moi avons choisi le curry Massaman (oui ils ont le même nom). Après ça, on passe à la soupe ! Pour ma part, j’ai choisi la soupe au lait de coco, dans laquelle j’ai remplacé le poulet par du tofu. Léo en a choisi une autre, qu’il a regretté après car on avait tous un piment dans notre soupe, et sans lait de coco… ça brûle !

Pause manger oblige pour engloutir notre soupe et notre curry. On refera le curry à la maison c’est sûr, il était vraiment très bon. Mais nous n’avons pas trouvé la soupe extraordinaire.

Une fois le ventre bien rempli (et on n’en a fait que cinq !) on passe à la visite du jardin, qui est une version miniature des fermes bio qui se trouvent plus loin et ne sont pas ouvertes au public.

Ici, Ken nous explique la différence entre l’agriculture OGM et l’agriculture « organic » et nous explique la situation des fermiers en Thaïlande qui essaient d’augmenter leurs productions en passant par les OGM mais qui finalement y perdent à cause de tous les produits autour qu’il faut acheter pour que cela pousse. Dans cette ferme que nous visitons, les plantes poussent et les fermiers les laissent en paix (ils arrosent juste de temps en temps). Saviez-vous qu’en réalité, un manguier ne produit des fruits qu’une fois tous les deux ans. Avec l’agriculture intensive, ils arrivent à en produire deux fois par an (mais à quel prix …). Nous avons aussi pu voir une culture de champignons, c’est assez étrange mais bon, ça fonctionne (2 récoltes par semaine) c’est le principal !

Bon c’est bien sympa cette petite promenade mais on mange quand ? On n’a plus faim du tout mais comme on dit : « There’s always space for dessert ». Nos deux derniers plats sont l’appetizer (la salade) et le dessert ! J’ai choisi la papaya salade car on en voit partout dans la rue et je n’avais pas encore eu l’occasion de goûter. De son côté, Léo a opté pour une salade de cheveux d’anges au poulet. Et en dessert, pas de grand suspense : Mango ou Coco sticky rice Yihaaaa ! On va apprendre à faire le fameux riz collant.

La papaya salad se fait au mortier également, mais ce n’est pas très compliqué. Une fois nos salades réalisées, nous nous réunissons autour de Ken pour qu’il nous montre et nous explique comment on fait du sticky rice. Comme c’est long à réaliser, il l’avait fait cuire la veille. Ça cuit comme le couscous, à la vapeur et dans un filet, après avoir trempé dans l’eau toute la nuit. Ensuite il a demandé un volontaire pour faire la sauce sucrée qui le rend le riz encore plus sticky. Une fois cela fait, on réalise une sauce noix de coco que l’on verse sur le fruit (mangue ou noix de coco) et le riz. À table !!!

Pour finir la journée en douceur, on nous emmène à des sources chaudes où l’on peut y tremper les pieds. La première source que l’on voit est à 90°C, celle là sert à faire cuire des oeufs (que l’on aperçoit dans des paniers immergés dans l’eau). La source pour nos pieds elle tourne autour des 40°C (un bon nid à microbes miam miam !). C’était sympa, mais sans plus.

En tout cas, on a passé vraiment un bon moment, en très bonne compagnie, avec Ken le cuistot et Alexis, un français du groupe avec qui nous sommes restés en contact (coucou à toi Alexis si tu nous lis ! ). C’était notre premier cours de cuisine à tous les deux et on le refera sûrement. En tout cas, si vous passez par Chiang Mai un jour, on vous recommande ce cours, et offrez vous la journée complète (de 8h30 à 16h30) car cela vaut vraiment le coup. L’école propose aussi des demi journées en matinée ou en soirée, mais on y est plus nombreux, on fait moins de choses et c’est un peu plus ambiance usine. La différence tarifaire existe mais ce n’est pas si énorme que ça : 800 baht la demi-journée et 1200 baht la journée complète. D’ailleurs il ne faut pas hésiter à regarder les propositions des hostels qui ont parfois des prix plus intéressants. Le nôtre proposait le cours pour 1050 baht (forcément on l’a vu après avoir réservé ça…).

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