Dernière étape à quatre : Hôi An

Après une nuit bien agitée dans notre bus de nuit, qui se croyait sur un circuit de Mario Kart, nous arrivons au petit matin à Hôi An, connue pour ses jolies maisons coloniales au bord de la rivière. Hôi An est divisée en deux entre la vieille ville et la nouvelle. Forcément, nous ne sommes pas lâchés au cœur de la vieille ville, ce serait trop beau. C’est ça qu’on aime avec les bus en Asie, on ne sait jamais où est le terminus. Cette fois-ci le bus nous arrête en face d’un hostel où une dame vient nous accueillir et nous dire que, si jamais on a encore rien réservé, il y a plein de places chez elle. Pas mal la synchro bus/hostel, mais c’est gentil on a déjà réservé. Nous marchons en direction de notre guesthouse qui se trouve sur une île, accessible par un pont, tout près de la vieille ville.

Nous avons passé quatre jours à Hôi An, et avons pu pas mal visiter. La guesthouse nous a prêté des vélos pour nous promener. Comme aucun de nous quatre n’étions très en forme, l’idée d’aller nous prélasser sur la plage d’An Bang nous a paru excellente. La plage n’est qu’à quelques kilomètres de la ville et est très touristique. Lorsque vous y arrivez, on vous fait payer le parking pour le vélo; le tout est de trouver la petite dame la plus sympa qui vous fera payer le moins cher. Une fois sur la plage, vous êtes alpagués par tous les bars et restau environnants : « un cocktail acheté, un transat et une douche gratuite ! » Non merci, nos serviettes étalées sur le sable fin feront amplement l’affaire. Il suffit de marcher une petite centaine de mètres plus loin pour ne plus avoir un seul touriste, un seul transat, un seul bar à l’horizon. La mer est agitée et forme de grosses vagues. Tous les quatre, nous fonçons dans l’eau et avons cinq ans et demi de nouveau. Notre première plage depuis qu’on est parti, ça fait du bien ! Le ciel était couvert mais on n’avait pas froid. Nous y sommes restés quelques temps avant de reprendre nos vélos et partir à la découverte de la ville et ses environs. Sur la route, nous sommes passés par « le Village de Légumes ». Le lieu avait l’air sympa sur internet mais en réalité, cela ressemble à un grand potager où des touristes se baladent en groupe pour voir comment ça pousse la salade. Bref, ça ne vaut pas le détour, sauf pour voir « les Hommes poireaux ».

Il y a d’ailleurs un « village » du même genre ailleurs dans la ville, le « Village de la Poterie ». Même délire que le potager, il faut payer pour y entrer et participer à un tour organisé pour faire son petit pot.

Durant nos escapades à vélo, nous sommes passés par le Water Coconut Village, que l’on peut visiter par bateau, comme tout bon touriste. De nombreux vendeurs proposent une ou deux heures de ballade à travers les cocotiers qui poussent dans l’eau, dans des bateaux en forme de paniers ronds géants. La seule chose drôle à cela, c’est que les paniers ont l’air plutôt instables et qu’une bataille à coups de rame aurait pu être sympathique.

Nous nous sommes contentés de parcourir les petites routes avec nos vélos, on voit la même chose qu’en bateau mais en moins cher. On a pu remarquer que la région se construit de plus en plus pour les touristes et qu’un jour les grands hôtels de Da Nang arriveront aux portes de Hôi An, dommage. La promenade nous a amené sur des sentiers minuscules, c’était joli à faire mais ça ne mérite pas de dépenser vos dongs plus que nécessaire.

À part les attractions touristiques de haut niveau citées au dessus, le simple fait de se promener dans la vieille ville est très agréable. On en fait rapidement le tour mais nous avons apprécié le faire plusieurs fois, la journée mais aussi le soir pour y aller manger. La nuit, c’est encore plus beau car toutes les lanternes de la rue et des bateaux s’allument, la ville est piétonne et les badauds emplissent les rues. Toutes ces personnes déambulent pour manger , boire mais également pour visiter les points importants de la ville, qui sont les maisons coloniales et le pont japonnais. Pour nous, ce fût une déception ce pont : beaucoup de monde et on voit rien car il est assez petit. Allez plutôt voir celui près de Hué plus au nord, il n’y a personne et c’est presque son frère jumeaux.

Hôi An, est connue et réputée pour son artisanat, et notamment dans la confection de vêtement et la production de soie. C’est pourquoi on retrouve aujourd’hui ÉNORMÉMENT de tailleurs, d’artisans du cuir (sacs, cartables, chaussures, tabliers, porte monnaie…) mais également des fabriquants de lanternes qui illuminent la ville pour des prix imbattables. Autant dire que si j’étais pas partie en mode sac-à-dos autour du monde et que j’avais une deuxième valise vide, j’aurais refait ma garde robe. Mais nous en avons quand même profité. Je me suis fait faire une robe longue et une combinaison, qui pour une fois sont parfaitement ajustées à ma petite taille. Léo a fait quatre chemises qui lui vont comme un gant. Elles serviront peut être pour son prochain job, qui sait (fini le développeur en t-shirt !). Quant à Gautier et Fabien, ils ont fait les emplettes de leur côté aussi, avec des chemises des pantalons et une paire de chaussures. La dame qui s’est occupée de Léo et moi était très gentille et attentive à nos demandes. Elle parlait plutôt bien anglais, ce qui était pratique pour les explications. Elle m’a dit que pour faire une chemise, elle mettait une heure ! Moi je mets pas loin de trente minute pour la repasser…

Pour résumer ces quatre jours on pourra utiliser ces quatre mots : manger, dodo, vêtements et manger. Mais ça fait deux fois manger. Eh oui, on a bien mangé, et on a pu goûter pas mal de choses, pour vraiment pas cher. Nous sommes allés plusieurs fois au même endroit, à savoir un restaurant street food, très bon et bon marché, le restaurant de M. Hi ! La bière locale est à 4000 VND (~0,14 €). Probablement un des premiers sur TripAdvisor vu le monde qu’il y avait à chaque fois. Il faut savoir aussi que M. Hi et son épouse proposent des cours de cuisine vietnamienne. Le Coa Lau, une spécialité d’Hôi An, composée de nouilles épaisses avec des légumes et de la viandes pour les carnivores. Les White Roses, également une spécialité du coin, sont faites avec de la pâte de riz cuit en vapeur et avec des crevettes au milieu. Ce sont des ravioles ouvertes en forme de rose, très esthétiques à présenter dans son assiette mais peu explosif en bouche. On a pu manger le Banh Mi le moins cher du monde (20 000 VND ~ 0,75€ !!!) et probablement un des meilleurs, au Banh Mi Phuong. Alors il faut prévoir un peu de queue parce que le Banh Mi pas cher c’est convoité ; mais cela vaut ses vingt minutes d’attente. Le Banh Mi est ce qu’on peut appeler un sandwich baguette mais avec des ingrédients secrets !

Après ce petit séjour, il est temps de dire au revoir à nos amis Gautier et Fabien. Pour nous l’aventure continue à Hué, l’ancienne capitale impériale du pays.

2 réflexions au sujet de « Dernière étape à quatre : Hôi An »

  1. Salut les copains !!
    Ca fait super plaisir de voir vos photos et de voir que vous profitez bien !
    Merci beaucoup pour la carte postale du léopard Sudaf, ca m’a rappelé de beaux souvenirs… Eclatez vous, prenez plein de photos et vivez a fond !
    Bisous

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