Hanoï – Dernière étape du Viet Nâm

Notre séjour à Hanoï a été bref car nous n’avions pas entendu beaucoup de bien de la ville : c’est la capitale, basta. On en fait vite le tour. La seule chose que nous souhaitions était de voir la cathédrale et d’assister à la messe des Rameaux. C’est une messe importante pour les Catholiques puisque c’est le dernier dimanche avant Pâques. Nous avons eu la chance de trouver une messe francophone à la cathédrale Saint Joseph de Hanoï. Une belle cathédrale construite par les Français (colonisation oblige) en 1886. Juste avant l’office en français, de 10h30, il y en avait un autre pour les Vietnamiens. On a pu constater l’importance du Catholicisme à la capitale car la cathédrale était tellement pleine qu’il y avait des chaises disposées sur le parvis et la messe était retransmise à l’extérieur par de grosses sonos ; histoire de faire profiter toute la rue. La cathédrale a des heures d’ouverture et de visite, il faut bien vérifier ça avant d’y aller. En tout cas, cela vaut le détour et comme elle est centrale, vous ne perdrez pas de temps à y aller.

La ville d’Hanoï est connue pour ses 36 corporations, qui sont en fait 36 rues avec 36 professions différentes, on s’était dit que ça allait être sympa à faire mais au final, ce sont des rues comme les autres, donc rien d’extraordinaire. A l’origine chaque rue des 36 représentait un métier particulier et n’étaient dédiées qu’à ça. Mais aujourd’hui, les rues ne sont plus vraiment spécialisées et sont surtout dédiées à l’achat pour touristes. Il ne subsiste que peu de magasins spécialisés pour la vie locale. Nous sommes également allés faire un tour à l’Institut Français, qui se trouve dans un grand centre culturel appelé « l’Espace » où de nombreuses manifestations culturelles francophones ont lieu, mais c’est aussi là que l’on peut apprendre le français et emprunter des livres et des films francophones. Coup de chance pour nous, nous sommes venus le jour des portes ouvertes de la médiathèque et avons pu y aller sans carte membre. Cela m’a permis de voir les activités proposées autour de la Francophonie et le cadre de travail possible dans un endroit tel que celui là.

À part ça, nous n’avons fait que déambuler dans les rues étroites, encombrées et bruyantes de la ville et avons été un peu déçus. C’est une ville assez étouffantes du point de vue des transports. Des scooters qui déboulent à toute berzingue alors que le petit bonhomme est vert pour toi. On a trouvé cela plus choquant qu’à Ho Chi Minh, mais d’autres vous dirons qu’ils ont ressenti l’inverse. Je pense que cela dépend de si tu visites le Vietnam du Nord au Sud ou du Sud au Nord. En tout cas, les prix sont plus élevés à Hanoï pour ce qui est du logement et de la nourriture. Difficile de trouver de la street-food à moins de 60 000 dongs.

Concernant le logement, nous ne sommes restés en centre ville qu’une seule nuit car nous avions trouvé un Couchsurfing à 10km du centre pour les deux autres nuits. Le First Hostel, un des moins chers que nous ayons trouvés (et c’était pas évident…) ne nous a pas laissé un super souvenir car malgré une réservation bien à l’avance sur Booking, nous avons été placés dans une autre chambre que celle prévue à l’origine. Nous avions réservé un lit double en dortoir (oui ça existe) et on nous refile deux lits simples dans le dortoir de 10 lits (qu’on appelle nous « le dortoir usine »). Je viens faire la remarque à la réception, ils nous proposent ensuite deux matelas par terre, en mezzanine du dortoir des lits doubles. Ok on prend ! Le lendemain on s’aperçoit qu’un des lits doubles de la chambre n’avait pas été utilisé (forcément, c’était celui qu’on avait réservé !). J’ai encore un peu râlé, ils ont réalisé que c’était de leur faute (erreur informatique) et nous ont remboursé la nuit (Merci, je n’en demandais pas tant). Cette nuit nous aura au moins permis de déambuler en centre ville tranquillement avant de le quitter pour les deux jours suivants.

Pour nous rendre chez Lee et Xuxu, nos hôtes, nous avons expérimenté le bus et ce fut une sacrée aventure. Rentrer dans un bus blindé avec nos deux gros sacs à dos, cela a amusé les voyageurs et le vendeur de tickets. On nous indiquait de nous diriger vers le fond et les passagers nous aidaient volontiers à porter nos sacs dans les moments de déséquilibre (le bus, ça secoue). Une demi-heure plus tard, nous descendons et sommes à cinq minutes à pieds de l’appartement de Lee, au 13ème étage d’un grand immeuble. Lee et Xuxu, sa copine, ont tous les deux une vingtaine d’années et on démarré il y a deux ans leur école d’anglais, dont les cours sont donnés à l’appartement. Quand nous arrivons, Lee en donnait d’ailleurs un, avec un étudiant seulement. Le soir, une dizaine d’étudiants sont arrivés et nous avons pu assister au cours (même y participer). Les cours de Lee se fond dans la bonne humeur et dans une atmosphère détendue. Les étudiants sont contents de venir et participent au cours. Les cours sont principalement basés autour de la conversation et du vocabulaire de tous les jours. Pour réviser la leçon précédente ou le vocabulaire appris, Lee propose des jeu de type Times Up. Nous avons pu y participer Léo et moi. Nous étions chacun dans une équipe et ils devaient nous faire deviner un mot ou un point culturel vietnamien en nous le décrivant.

Nous avons fini la soirée avec un cours de français que j’ai donné. Cela m’a fait super plaisir d’être au tableau, un véléda à la main, à donner quelques petits mots de français. J’ai d’ailleurs découvert que beaucoup de mots vietnamiens ont en fait une origine française. Seules la prononciation et l’orthographe diffèrent un peu. C’était vraiment sympa de partager ces temps de classe avec les étudiants de Lee. Sinon quand il n’y avait pas de cours, nous restions tranquilles à l’appartement, et Lee et Xuxu nous offraient de partager le déjeuner avec eux. Xuxu cuisinait le repas, à la vietnamienne (tofu, riz, choux, œufs et viande) et on mangeait tous ensemble. Il faut savoir quand dans un appartement au Vietnam, il n’y a pas de coin cuisine, ni de table à manger. Le frigo et tout le matériel de cuisine étaient stockés dans leur chambre. Ils sortaient une petite table en plastique sur laquelle ils disposaient la plaque chauffante pour cuisiner. Une fois que c’était prêt, on étalait une grande natte et on posait tous les plats au centre. On mangeait assis en tailleur, autour des plats. La vaisselle se faisait dans une bassine dans la salle de bain. C’était vraiment des beaux moments de partages et puis on aura pu voir le quotidien de deux Vietnamiens de nos âges à peu près.

En résumé, Hanoï ne nous a pas fait vibrer, mais ces deux jours passés avec Lee et Xuxu auront été vraiment sympas et riches en partage et en découvertes culturelles. Je recommande vivement Couchsurfing, on ne peut qu’avoir des bonnes surprises car on rencontre des gens qui nous offrent le logement et qui ont, comme nous, ce goût du voyage et de la découverte.

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