Nos premières 24h sur le sol néozélandais

Cela fait maintenant deux semaines que nous sommes arrivés en Nouvelle Zélande après un voyage épique de 24 heures (deux correspondances et un retard non annoncé) avec une courte sieste sur le sol de l’aéroport d’Auckland entre deux et cinq heures du matin (très confortable je vous le conseille). Nous sommes partis confiants de Nouvelle Calédonie, car nous n’avions toujours pas de logement confirmé pour notre arrivée, mais espérions trouver une réponse positive d’un Couchsurfer à l’atterrissage. En arrivant à Christchurch, toujours pas de réponse… Nous prenons le bus (8,50 dollars NZ, ça y est on a quitté l’Asie c’est sûr !) qui nous dépose au centre ville. En attendant notre réponse miracle nous faisons le tour du centre.

 

Il faut savoir que Christchurch a subit deux tremblements de terre en novembre 2010 et un autre en février 2011. Ce dernier, très meurtrier, a détruit une bonne partie de la ville et a fragilisé l’autre. Christchurch se reconstruit petit à petit mais on voit encore très bien les effets du tremblement de terre. De nombreux bâtiments, partiellement détruits, sont laissés à l’abandon en attendant de voir ce que la ville compte en faire. Beaucoup de bâtiments modernes on été construits ce qui donne à la ville des allures tendant vers l’art contemporain : des musées d’art moderne, du street art, des sculptures dans les rues, etc. La ville se développe bien et a su mêler l’ancien avec le neuf en essayant de conserver le plus possible ses vielles bâtisses. Un bâtiment en particulier fait débât au sein de la population de Christchurch et l’on éprouve un choc lorsqu’on arrive devant et que l’on constate son état, il s’agit de la Cathédrale de Christchurch. Une partie entière s’est écroulée rendant le lieu impraticable. De plus, ni l’Eglise, ni la ville n’a les moyens de payer les réparations. Certains parlent de la détruire quand d’autres la défendent, l’estimant emblématique à la ville. Depuis la Cathédrale demeure ainsi, soutenue par des pilliers métalliques mais rien de plus, et s’abîme davantage d’année en année en attendant de trouver une solution (l’écroulement sans doute dit le pessimiste Léo).

Le tour de la ville se fait assez rapidement. Nous terminons par nous poser dans le jardin botanique qui est très grand et splendide. On peut y admirer beaucoup d’espèces importés par le colon britannique voulant récréer sa patrie à l’autre bout du globe, quelle idée… Par ailleurs nous sommes en automne et les couleurs des arbres varient du rouge à l’orangé en passant par le jaune, c’est magnifique. L’air est très doux et il fait beau. La région où nous sommes, le Canterbury, se rapproche d’un climat méditerranéen. Tous ça est bien beau mais nous n’avons toujours pas de logement. Nous subissons le blues du Couchsurfer et décidons de se renseigner sur les prix des backpackers alentours : trop cher, merci, au revoir, merci ! Bon il nous reste encore une solution ! Oui laquelle ? Partir de Christchurch et nous rendre directement dans la famille que nous avons contactée via HelpX une semaine auparavant. J’envoie un mail pour leur demander si cela ne les dérange pas que nous arrivions plus tôt et Ruth, la maman, me répond dans l’heure que cela ne pose pas de problème. Super on a un lit pour ce soir !

Les Love (leur petit nom de famille) habitent à Waipara, un village à 45 minutes de Christchurch. Nous décidons de nous y rendre en stop. Nous demandons un bout de carton là où nous nous sommes arrêtés déjeuner et inscrivons le nom du lieu. Ensuite, nous marchons une bonne demi-heure pour sortir de la ville et nous positionner près de la nationale qui part vers la nord (là où nous allons). Nous brandissons notre carton fièrement mais au bout de quelques minutes à peine, nous nous demandons si les gens connaissent le nom de ce bled. On décide d’ajouter une petite précision : (NORTH). Là, c’est mieux. Après quinze minutes d’attente une voiture s’arrête et nous propose de faire la moitié du chemin. On prend ! Il faut savoir que la dame a fait demi tour pour nous prendre après nous avoir vu sur le bord de route. Elle nous dépose dans un village dont nous ne savons même pas le nom et dix minutes après une autre voiture nous prend, jusque Waipara cette fois. Nous aurons mis 2h en tout pour arriver au lieu de 45 minutes. On est content. Nous arrivons à la maison des Love, Ruth nous montre notre chambre et on ne fait pas long feu avant de s’écrouler sur le lit jusqu’à l’heure du dîner (ici c’est tea time).

Nous allons rester deux semaines dans cette famille. Le principe de HelpX est de travailler quelques heures pour la famille en échange du gîte et du couvert. Fair enough. Demain le travail commence !

Une réflexion au sujet de « Nos premières 24h sur le sol néozélandais »

  1. vous ne pouvez pas mieux tomber la famille Love est tout à fait ans l’esprit de votre voyage. avez vous eu confirmation de la réservation pour le Machu Picchu? Bises à vous 2

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